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La FPT vue par les étudiants et les diplômés

Céline Mimeault
Diplômée en Santé, assistance et soins infirmiers (D.E.P.)
Centre de formation professionnelle de la Haute-Gaspésie

« À 32 ans et avec deux enfants, je voulais suivre une formation rapide qui m’apporterait la satisfaction d’aider des gens. Une de mes amies m’a alors parlé des soins infirmiers en me disant : "C’est ta vocation, alors fonce!". Je me suis renseignée sur le métier, le milieu et bien sûr les cours, et j’ai très vite compris que c’était fait pour moi. D’autant plus que les hôpitaux manquent d’infirmières, les salaires sont intéressants et avec la courte durée du cours, on peut se retrouver rapidement sur le marché du travail. Idéal pour moi!

Durant ma formation, j’ai appris des tas de choses concrètes et très intéressantes, comme le fonctionnement des différents systèmes de l’être humain. J’ai aussi pu me pratiquer très facilement puisque nous avions tout le matériel requis. Et si nous en manquions, les enseignants réussissaient à en emprunter au centre hospitalier. Vraiment pratique!

Mais ce qui m’a encore plus aidé dans la mise en pratique, ce sont les nombreux stages de ma formation (surtout la 2e année). J’ai pu intégrer l’équipe de plusieurs hôpitaux de la région, et faire mon expérience dans différents services : soins de base, soins spécifiques (injection, insuline, pharmacologie), gériatrie, médecine, pré et post-opératoire. Ça m’a permis de réaliser concrètement ce que j’avais appris et aussi d’apprendre plus rapidement les ficelles du métier. »

Mélanie Boilard-Desrochers
Étudiante en Techniques d'intervention en délinquance (D.E.C.)
Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs (Cégep de la Gaspésie et des Îles)

« J’ai toujours su que je voulais travailler dans le domaine de l’intervention en délinquance. C’est un domaine précis et rigoureux qui demande des qualités essentielles : maîtrise de soi, initiative, maturité, empathie. En fait, c’est indispensable pour intervenir auprès des adultes ou des jeunes qui présentent des problèmes de délinquance.

J’adore ma formation. Les cours sont intéressants et nos enseignants sont patients et très disponibles pour nous. Ils veulent vraiment qu’on réussisse nos cours, et ça, c’est motivant. Ce que je préfère actuellement, c’est le cours "Preuve et administration de la preuve". On met en place des scènes de crime pour apprendre à relever les preuves et à les utiliser comme il faut. Nos locaux sont même arrangés de manière à ce que ce soit le plus réaliste possible.

Mon programme prévoit aussi plusieurs stages avant le diplôme. J’en ai déjà fait un d’une semaine, et je vais bientôt en avoir un de cinq semaines. Je vais travailler dans une prison. Ce sera complémentaire à ma formation, et je vais pouvoir confirmer si j’aime ça ou non. »

Evan Mulrooney
Diplômé en Technologie de maintenance industrielle (D.E.C.)
Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé

« Depuis le début, ce programme m’intéressait plus que les autres. Je suis quelqu’un qui aime le travail manuel et en plus le marché du travail connaît beaucoup de demandes sur le côté technique. La visite des enseignants du Cégep à mon école secondaire m’a aussi convaincu dans mon choix.

J’ai suivi ma formation au cégep à Gaspé. Les profs étaient excellents et les cours étaient bien rendus et touchaient à la plupart des domaines liés au travail. D’ailleurs, presque tous mes profs avaient travaillé ailleurs avant d’enseigner. Du coup, ils savaient comment se servir de l’équipement : ils nous montraient des exemples et des astuces qui ne se retrouvent pas dans les livres.

L’équipement du Cégep nous a aussi beaucoup apporté : j’ai pu apprendre à travailler sur les machines d’alignement au laser (je me sers de ça tous les jours ou presque au travail!). En fait, ça m’a permis de savoir comment l’outillage fonctionnait dès que j’ai eu mon emploi. Et ça, c’est un avantage sur d’autres qui n’avaient pas ça dans leur formation!

Aujourd’hui, je suis rendu gérant de projet pour la compagnie Techéol. C’est un emploi trippant avec de bonnes responsabilités. Je dois former de nouvelles personnes, montrer de nouvelles tâches, engager des employés (j’ai même embauché quatre de mes amis qui ont suivi le même cours que moi). En tout cas, j’ai vraiment pas le temps de m’ennuyer : on commence vers 7 h et on finit vers 17 h le soir. On voyage souvent et on rencontre des personnes différentes. Des fois, on va sur différents parcs éoliens… c’est vraiment impressionnant d’être en haut d’une tour. Tu vois loin! »

Antoine Dumais Roy
Diplômé en Aquaculture (D.E.P. + D.E.C.)
École des pêches et de l'aquaculture du Québec (Cégep de la Gaspésie et des Îles)

« J’ai toujours voulu avoir un métier manuel qui me permettrait de faire du travail de terrain. En plus, je souhaitais trouver un emploi directement en sortant de mes années de formation. Alors avec les conseils d’un conseiller en orientation privé, et le soutien total de mes parents, j’ai quitté Montréal pour suivre ma formation en Gaspésie. Mes amis me trouvaient un peu fou de partir en région… mais ils ont vite compris que j’étais bien décidé!

Même s’il fallait une solide base de théorie, ma formation était beaucoup basée sur la pratique. On avait une salle et une serre d’élevage pour parfaire nos connaissances. On avait même des cours où on travaillait sur des bateaux et où on pouvait faire du travail de terrain avec nos profs. C’était parfait! D’ailleurs, vu qu’ils venaient pour la plupart du milieu professionnel, ils nous apportaient une foule de conseils et aussi un meilleur portrait de l’industrie. En plus, j’ai suivi des stages auprès de plusieurs entreprises. Ça m’a permis de bien compléter ma formation, de me faire une idée du milieu de travail et surtout de me faire valoir auprès de différents employeurs potentiels. D’ailleurs, je travaille maintenant chez Halieutec, là où j’ai effectué mon dernier stage!

À mon travail, je suis sur plusieurs projets en même temps, du coup les tâches et des environnements variés : laboratoires, salles d’élevage, bateaux de producteurs, usines de transformation, etc. Bref, je suis toujours actif et très loin du travail de bureau! En plus, j’apprends chaque jour quelque chose de nouveau : j’ai des défis à relever et c’est vraiment important pour moi. »

Marie-Hélène Cormier
Étudiante en Pêche professionnelle (D.E.P.) et gagnante d'un prix
Chapeau, les filles!

Centre de formation professionnelle et aux adultes

« La pêche est un choix naturel pour moi. Mon père et mon oncle sont des pêcheurs depuis presque 40 ans. Ce sont eux qui m’ont transmis la passion du métier. D’ailleurs, ils m’ont toujours encouragée pour que je fasse ce travail qui me passionne.

Grâce aux enseignants et aussi à mes collègues de classe, je me suis sentie tout de suite à ma place dans mon cours. Nous avons développé un bon esprit, et la camaraderie et l’entraide sont au rendez-vous. Depuis le début ma formation, on a pu apprendre et pratiquer de nombreuses choses : ramender les filets, construire une cage à homard, faire des nœuds marins, etc. En plus, on a été sur l’eau à quelques reprises pour apprendre à se servir de nouveaux engins de pêche. On a pêché à la senne danoise, on a été pêché le pétoncle et le crabe. Ça nous a permis de voir différentes sortes de pêches. Ça peut toujours nous servir!

Tous mes enseignants ont les qualifications requises pour bien nous montrer le métier. Ils ont beaucoup d’expérience comme pêcheurs et capitaines. Ça nous permet de profiter de leurs connaissances et des trucs qu’on apprend souvent sur le tas. On se sentait en confiance avec eux. On sait qu’ils ont eu le même parcours qui nous attend.

Pour compléter mes études, j’ai l’intention de m’inscrire à un cours de comptabilité/gestion au niveau collégial au cours des prochaines années. Cela me permettra de maîtriser tous les aspects de mon métier, car être pêcheur, cela veut souvent dire être propriétaire d’une petite entreprise. Cette formation pourra me permettre de parer à toutes éventualités… comme devenir capitaine et avoir mon propre bateau de pêche! »

Daniel Miville
Diplômé en Santé, assistance et soins infirmiers (D.E.P.)
CFP l'Envol

« L’important, c’est de choisir un métier que l’on aime. Les études en santé étaient un choix de longue date dans mon cas C’est un domaine humain qui apporte un sentiment de valorisation et d’accomplissement. D’ailleurs, mes parents étaient fiers de ma décision, car il s’agit d’une profession reconnue socialement. J’en ai discuté avec l’orienteur de mon école, puis j’ai visité le CFP l’Envol. J’ai même participé au programme Élève d’un jour. Ça m’a permis d’être sûr de mon choix.

Ma formation, je l’ai adorée! On suivait des cours directement reliés au métier. J’ai d’ailleurs préféré les cours qui touchaient plus les relations humaines : communication et relation aidante, par exemple. Les enseignants nous partageaient leurs expériences de travail, leurs trucs. Ils nous ont même appris à travailler selon les protocoles des établissements. Ça m’a donné plus d’assurance pour intégrer le marché du travail. Mais ce que j’ai surtout aimé avec eux, c’est que j’avais un suivi personnalisé… et qu’ils ont tous cru en moi!

Aujourd’hui, je peux faire ce que j’aime : réconforter les gens, les écouter, mettre un sourire sur leur visage. J’ai vraiment le sentiment d’accomplissement. En plus, mon environnement de travail est parfait, mes collègues sont vaillants et notre travail d’équipe est basé sur l’entraide! Mes défis au quotidien? Bien suivre l’évolution de la santé de mes patients, égayer leur journée et assumer parfaitement mon rôle d’infirmier auxiliaire. »

Nancy Thériault
Diplômée en Pêche professionnelle (D.E.P.)

« J'ai complété un cours en pêche professionnelle pour me donner une meilleure connaissance du métier que j’exerce depuis déjà quelque temps. Je voulais être davantage consciente des dangers du métier et travailler de façon plus sécuritaire. Je suis présentement aide-pêcheur et ça m’a permis d'être plus performante dans mon travail. Je suis également beaucoup plus motivée par mon travail depuis ma formation, car je me sens plus compétente pour exercer les tâches relatives à ma profession. »

Charles Bernier
Diplômé en Électrodynamique (D.E.C.)

« Je suis entré chez Groupe Ohmega en 1985, quelques jours seulement après avoir complété ma formation en électrodynamique. Après avoir occupé successivement les postes d'apprenti-technicien, technicien et directeur du département des services, je suis maintenant président-directeur général de l'entreprise. J'ai toujours travaillé dans un secteur qui me passionne et je n'ai jamais eu à limiter mes ambitions. Mon diplôme d'études collégiales (D.E.C.) m’a apporté bien plus qu'une formation, ce fut le meilleur point de départ pour arriver où je suis aujourd'hui. »

Catherine Gauthier
Diplômée en Secrétariat (D.E.P.) et en Comptabilité (D.E.P.)

Après avoir complété deux D.E.P. (en secrétariat et en comptabilité) et terminé son cours de français secondaire 5, qui lui permettait d'obtenir son diplôme d'études secondaires, Catherine travaille actuellement au Centre de la petite enfance de Gaspé, « J'avais hâte de travailler et de faire ce que j'aime et j'y suis déjà! Un an d'études c'est très court pour accéder à un travail que j'aime. Ma mère m'a toujours encouragée dans ce choix et j'en suis heureuse aujourd'hui. Elle et moi avons d'ailleurs encouragé mon frère dans sa décision récente de se diriger vers une formation professionnelle en électromécanique.

Jean-Louis Mauger
Président, Mauger Ford

À 16 ans, Jean-Louis Mauger choisit de devenir mécanicien et il investit ses connaissances dans l’entreprise familiale auprès de son père dont il devient le propriétaire en 1977. Il travaille d’arrache-pied pour le développement de celle-ci et en 1986 « FORD » lui concède le droit d’opérer sous sa bannière. Dès lors, petit train va loin… Mauger Ford prendra de l’expansion et à partir de 1999, il deviendra propriétaire de trois garages ayant siège à Gaspé, Grande-Rivière et New Richmond, avec plus de 90 employés à son service. « Aujourd’hui, non seulement l’expérience est un atout, mais mon entreprise recherche des gens passionnés avec des compétences obtenues en formation professionnelle ».

Jany Jalbert
Diplômée en Télécommunications (D.E.C.)

Jany est diplômée en télécommunications et travaille présentement chez le câblodistributeur Cogeco. Son intérêt pour l'électronique et le travail manuel l'ont amenée à obtenir un D.E.C. en télécommunications et elle a débuté sa carrière tout de suite après avoir terminé son stage d'études chez son employeur actuel. « Je voulais étudier et travailler dans ma région, la Gaspésie. C'est ce que j'ai fait et je suis très heureuse de mon choix. Le fait de m'être lancée dans un travail traditionnellement réservé aux hommes n'a pas été un frein, mais plutôt un agréable défi ».

Pierre Minville
Diplômé en Techniques du génie électrique (D.E.C.)

« Depuis 1994, je suis président d'une firme familiale de consultants en gestion d'énergie commerciale, industrielle et institutionnelle : Éconergie GPMM. Suite à l'obtention de mon D.E.C. en techniques du génie électrique, j'ai passé les premières années à développer une entreprise qui profite maintenant à des ingénieurs. Mes premières années de travail m'ont apporté plus d'expérience qu'un diplôme universitaire, en plus d’un salaire et d’un enrichissement de connaissances incomparable. Bien plus qu'un diplôme, j'ai obtenu un travail passionnant et le succès d'une entreprise qui va au-delà de mes attentes ».